Un frein de langue est une membrane qui relie la face inférieure de la langue au plancher buccal. Une ankyloglossie ou frein de langue restrictif est le terme utilisé lorsque le frein est court, épais, peu élastique et qu’il limite la mobilité de la langue.
Un frein de langue restrictif a pour conséquences :
- Des difficultés de succion,
- Des difficultés d’allaitement maternel et au biberon se manifestant par :
- Inconfort digestif du bébé/ reflux / coliques,
- Faible prise de poids du bébé,
- Lactation en baisse,
- Crevasses du mamelon, engorgement, mastite…
- Troubles de l’élocution,
- Problème de croissance maxillo-faciale,
- Difficultés alimentaires,
- Inconfort, tension du bébé…

Les premiers signes apparaissent souvent avec l’allaitement maternel. Avec le débit des tétines, l’allaitement au biberon cache souvent le problème.
- Difficultés à ouvrir la bouche,
- Difficultés à prendre le sein ou le tenir en bouche, pincement du mamelon,
- Bébé non rassasié, tétées longues et fréquentes,
- Bébé qui s’endort au sein, fatigue +++ lié à l’effort de téter,
- Douleurs mammaires,
- Fuites d’air, prise d’air excessive, claquement de langue…
Seuls les pédiatres, ORL ou conseiller en lactation, après évaluation précise du frein de langue, décident ou non de la nécessité d’une intervention chirurgicale.
L’ostéopathie va agir sur les tensions buccales et linguales mais, aussi, les tensions thoraciques, cervicales et les épaules de restaurer un maximum de mobilité et stimuler la fonction oro-faciale à travers des exercices à reproduire quotidiennement. L’objectif est de limiter les impacts pour l’enfant, pour la dyade mère–enfant et déculpabiliser les mamans.
Après frénectomie, l’ostéopathie a toute son importance dans le suivi de la cicatrisations des plaies et l’accompagnement de la restauration de la fonction oro-faciale physiologique.